01/07/2008

Saint Philippe Néri, patron des humoristes (4)

En lisant ceci vous allez comprendre la vraie raison pour laquelle j'ai commencé ce blog ...
 
Emporté par l'amour de Dieu à un degré rare, Philippe Néri avait des extases. Il était saisi intérieurement par une telle présence de Dieu, avec une telle force, qu'il ne pouvait plus bouger. Cela lui arrivait souvent en disant la messe, après la consécration. En général, il disait sa messe quotidienne seul, avec un servant de messe. Quand celui-ci voyait que Néri était emporté par l'extase, il le laissait sur place, sortait en mettant un écriteau à la porte : "Le Père dit sa messe", et allait vaquer à ses occupations. Tout le monde savait ce que cela signifiait, et on laissait Philippe tranquille. Plus tard, au moment du déjeuner, le servant de messe revenait, faisait un peu de bruit, Philippe sortait de l'extase, terminait sa messe, et allait déjeuner avec sa communauté.
 
En privé, cela n'avait pas d'inconvénients, mais en public ? Néri avait prévu la chose. Il aimait beaucoup un recueil d'histoires drôles arrivées à un curé napolitain, le Piavonno (doyen) Arlotto. Il faisait placer le livre sur l'autel, à côté du missel. Quand l'extase arrivait, il ne fallait pas qu'il soit immobilisé devant tout le monde. Il poussait alors le missel, et lisait une ou deux histoires drôles. Cela le distrayait, et il pouvait reprendre sa messe. Bien entendu, les gens se demandaient pourquoi la messe durait plus longtemps à certains moments et quelles prières le prêtre pouvait bien dire (il faut se rappeler qu'à l'époque, on disait la messe dos au peuple, assez loin des gens, qui ne pouvaient voir ce que lisait le prêtre).
 
Malheureusement, au bout d'un moment, Philippe connaissait par coeur toutes les blagues du brave curé napolitain. Mais il avait une chatte familière. Il la faisait donc placer sur l'autel. On l'amenait sur un coussin, sous les yeux inquiets et interrogateurs de l'assistance, et Philippe commençait la messe. La chatte était très sage, et ne bougeait pas. Elle regardait son maître officier. Quand l'extase venait, Néri caressait la chatte qui était ravie et faisait mille câlineries. Cela aussi le distrayait et il pouvait alors reprendre l'office.
 
Restait le cas des processions où il portait, dans les rues de Rome, le Saint Sacrement. Une ou deux fois, il fut surpris par l'extase en pleine rue. Le Corps du Christ était porté sous un dais, escorté de Gardes suisses. Néri, se voyant immobilisé par la violence de l'amour de Dieu, eut l'idée de tirer la barbe d'un garde. Celui-ci, sidéré, se mit à pousser des cris, à la grande joie de la foule. Néri put se reprendre un peu et continuer la procession.
 
Moralité : Dieu s'amuse parfois avec ses saints. 
 

18:53 Écrit par Ressuscit dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chats, humour, italie, animaux, rire, rome, messe, pretres, processions | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

18/06/2008

Saint Philippe Néri, patron des humoristes (3)

Le pape l'envoya un jour dans un couvent près de Rome pour se rendre compte de la sainteté d'une religieuse dont le monde vantait les extases et les révélations.
 
Il faisait un temps abominable, et il arrive au couvent crotté jusqu'aux genoux. On lui amène la soeur, qui arrive avec un air grave, recueilli, comme perdue en Dieu.
 
Philippe Néri s'assied, tend la jambe à la soeur et lui dit :
 
- "Tirez-moi donc ces bottes !"
 
À ces mots, elle se hérisse, indignée.
 
L'examen était terminé ! Le saint ramassa son chapeau et son manteau et s'en alla dire au Saint-Père qu'une personne aussi fière ne pouvait avoir la sainteté qu'on lui prêtait.

05:30 Écrit par Ressuscit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : saints, italie, humour, rire, bonnes soeurs, couvents | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer

07/06/2008

Saint Philippe Néri, patron des humoristes (2)

À un médecin qui lui demande :

- Quel mal ressentez-vous ?

il répond aussitôt :

- Aucun, Signor, hormis celui que vous me faites.

 


À quelqu'un qui l'interroge sur l'opportunité de porter un cilice, il réplique :

 

- Certainement, pourvu que ce soit par-dessus tes vêtements.

 


À quelqu'un qui l'entretient des maladies mystiques d'une trop pieuse jeune fille, il déclare aussitôt :

 

- Qu'on la marie !


Une des femmes dont il est le directeur spirituel veut un jour l'exhiber dans le cercle de ses relations. Il arrive, rasé de près ... mais d'un seul côté du visage, l'autre couvert d'une barbe de huit jours. (à suivre)

(Dieu est humour, Éd. de l'Emmanuel)

03:46 Écrit par Ressuscit dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : femmes, maladie, saints, italie, humour, rire, medecins | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer